Cet atelier s’interrogeait sur les questions de l’enfance, petite enfance et de la jeunesse dans la ville d’Amiens.
Une dizaine de personnes ont échangé sur ces thèmes afin de dresser un constat, d’après eux, de ce qui va et ne va pas. Ce travail essentiel permet de définir le cadre de la discussion et doit permettre l’esquisse de propositions que pourrait mener une nouvelle majorité municipale.

⚠ Comme pour l’ensemble des rendus de cette journée du 23 juin 2019, il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un programme municipal, encore moins celui de Picardie debout !
L’objectif de ce rendu public est surtout de susciter le débat.
Vous êtes largement invités, dans la section commentaires ci-dessous, à intervenir, amender ou exprimer accords et désaccords.

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Constats

– Opacité de l’attribution des places en crèche.
– Places en crèche attribuées prioritairement aux habitants d’Amiens
– L’amplitude horaire des crèches ne convient pas à tous les parents qui travaillent.
– Nécessité d’écouter et intégrer l’avis des délégués de parents au sein des crèches.

– Manque de prise en compte, dans la politique du service jeunesse, de la lutte contre les discriminations, l’éducation à la sexualité ou l’égalité hommes/femmes dans les écoles.
– Manque de corrélation entre les différents temps de l’école (périscolaire, cantine, institutions scolaires).
– Il y a des écoles sans accueil périscolaire le matin : les parents sont envoyés vers de plus grands centres, ce qui désertifie ces écoles.
– Manque d’anticipation du réseau scolaire, en lien avec le nombre de naissances, qui fait que certains parents ne peuvent mettre leur enfant dans l’école dont ils dépendent par manque de place.

– Le tarif est le même pour ceux qui ne mangent pas de viande alors que la commande mairie est adaptée selon les demandes initiales des familles.
– Un seul menu végétarien est proposé dans les écoles chaque semaine.

– Fuite des jeunes des quartiers vers de plus grandes villes.
– Les jeunes sont peu informés des offres d’activité et de loisirs et/ou des services publics qui leur sont destinés en termes de formation, d’emploi, de mobilité nationale et internationale ou encore d’études…
– Coûts trop importants en termes de logement ou de transport.
– De quels jeunes parle-t-on ? Quels jeunes veut-on toucher ? Nécessité de prendre la mesure de la diversité des parcours sociaux des jeunes.

– Faible présence du numérique dans les crèches et les écoles
– Le personnel de mairie en charge de l’animation des loisirs et du périscolaire est très en souffrance, notamment du fait de la sectorisation qui limite les liens entre les agents.
– Gros manque au niveau de l’accueil des mineurs isolés étrangers et problématiques récurrentes pour leurs inscription dans les écoles.

Suggestions

Ouverture, au minimum, d’une nouvelle crèche. Augmenter le nombre de places sur l’ensemble de la ville.

Création de postes permettant une liaison entre scolaire et périscolaire en facilitant le lien entre enseignants et animateurs.

Favoriser les circuits courts dans les cantines scolaires.

Réforme de la tarification des cantines scolaires : gratuité de la 1ère tranche afin de compenser les coupes budgétaires du Conseil Départemental, rajout de tranches de tarification, repas végétarien moins chers qu’un repas carné…

Une politique logement pour la jeunesse. Priorité aux jeunes pour les logements à proximité de leurs lieux d’études, limitation des loyers privés, favoriser l’accès aux jeunes pour les logements sociaux, lien avec le CROUS et travailler aux conditions d’accès de logement (garants, caution, etc.)

Construire des partenariats avec des entreprises de la région pour favoriser la formation et l’alternance et création d’une bourse d’emploi et de stage.

Centraliser davantage le travail sur la jeunesse, renforcer fortement les liens entre les secteurs.

Création de temps de concertation, de rencontres entre enseignants, personnel des accueils de loisirs, crèches, cantines et parents.

Plan de dé-précarisation des agents, dans le périscolaire notamment.

Modifications de critères de places (égalité de traitement entre parents travaillant et ceux ne travaillant pas...) et conservation de certains critères (enfants multiples, adoption, handicap…)

Proposer un repas « neutre » (végétarien) chaque jour, avec inscription préalable pour limiter le gaspillage.

Objectif 100 % de produits bios dans les cantines de manière progressive, en lien avec les agriculteurs locaux.

Soutien fort envers la jeunesse à travers les projets portés : bars associatifs, associations, etc.

Une politique de transport pour les jeunes : tarification adaptée pour les 12-30 ans, réduction de la caution de location vélo.

Favoriser les « accueils jeunes » réservés aux 14-18 ans. Formule davantage adaptée à cette tranche d’âge que les CAJ (accueil plus libre, jeunes aux centres des projets, réglementation permet un fonctionnement plus libre).

Réflexion autour d’une expérimentation de l’extension du droit au RSA à partir de 16 ans.

Création de maisons regroupant l’enfance, la petite enfance et la jeunesse. Mener une réelle réflexion sur ce service public, espaces ouverts hors des temps scolaires, lieux de vie mais aussi de réflexion et de regroupement des professionnels.

Refus de l’utilisation du dispositif Service Civique dans les services municipaux.

Mise en place d’une procédure d’accompagnement des jeunes au travers d’un « pack » disponible en Mairie (fiches thématiques concernant les différentes activités et services offerts aux jeunes en matière de loisirs, formation, emploi, culture, mobilité etc... et contacts d'un référent présent en Mairie pour un éventuel accompagnement).

Mise en contexte

En amont de chaque atelier, Picardie debout ! a produit des notes de mise en contexte à destination de tous les participants. Ces notes permettent de cadrer le débat, d’expliquer certains acronymes et de contextualiser par des faits et un historique des politiques menées.
Vous pouvez consulter cette note de mise en contexte ici

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Grandir en ville

Contexte, historique, sigles… Picardie debout ! a réalisé une note de mise en contexte pour chaque thématique.

Avant d’émettre des suggestions, les participants ont porté un regard sur la situation actuelle.

Regardez, notez et commentez les suggestions émises par les participants.