Cet atelier s’interrogeait sur la place et le rôle de l’élu, le fonctionnement de la vie politique d’une municipalité.

Une petite dizaine de personnes ont échangé sur ce thème afin de dresser un constat, d’après eux, de ce qui va et ne va pas. Ce travail essentiel permet de définir le cadre de la discussion et doit permettre l’esquisse de propositions que pourrait mener une nouvelle majorité municipale.

⚠ Comme pour l’ensemble des rendus de cette journée du 23 juin 2019, il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un programme municipal, encore moins celui de Picardie debout !
L’objectif de ce rendu public est surtout de susciter le débat.
Vous êtes largement invités, dans la section commentaires ci-dessous, à intervenir, amender ou exprimer accords et désaccords.

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Constats

– Une forme de « technocratie » dans le fonctionnement de la mairie et de la métropole.

– Le rapport des élus aux fonctionnaires des services : des demandes irréalistes, trop de dépendance envers les techniciens ce qui crée une relation déséquilibrée.

– Précarité des agents et mauvaises conditions de travail, et frustration des agents vis-à-vis du politique.

– Manque de possibilité d’initiatives citoyennes en lien avec la métropole qui dépolitise. (Éloignement des sphères de décision…)

– La citoyenneté amiénoise reste aujourd’hui restrictive en comparaison de ceux qui font cette ville. Les étrangers, les étudiants, les jeunes de moins de 18 ans (par exemple) qui font cette ville ne sont pas réellement consultés ou entendus.

– La vie du groupe majoritaire d’élus doit être plus collective

– Problème avec les rétributions annexes des élus-e-s (restos, spectacles, V-I-Pisation…) et nécessité d’encadrer les rétributions pécuniaires des élu-e-s

– Aujourd’hui les droits de la minorité municipale ne sont pas suffisamment garantis.

Suggestions

Favoriser un fonctionnement tripartite : citoyens, élus et techniciens avec le respect des rôles de chacun. Un élu n’est pas un technicien, les citoyens ont le droit d’avoir voix au chapitre.

Un plan de déprécarisation des agents municipaux. Nécessité pour les élus de comprendre l’ensemble des projets en cours, en liens avec les agents, afin de ne pas jeter des projets par volonté de démarquage politique.

Multiplier les compte-rendus de l’action municipales notamment auprès d’instances existantes : comités citoyens, comités de quartier…

Consultation citoyenne, référendums locaux… donner davantage la parole aux citoyens.

Assurer une représentation paritaire des élus, techniciens et citoyens au sein des instances délibérantes de la politique de la ville pour donner une place aux expertises d’usage des premiers concernés. Garantir la parité de ces espaces de délibération à plusieurs niveaux : parité de genre, sociale et de lieux d’habitation.

Contrôle démocratique et lutte contre les influences des puissants.

Formation des élus sur les questions centrales telles que : budget municipal, modalité de fonctionnement des services, statut de la fonction publique territoriale

Se garantir de l’influence des lobbies et autres puissances politiques ou d’argent. Nécessité de prendre en compte les besoins des élus, de mettre en place un budget protocole et de représentation transparent, rendre public l'agenda des élus, prendre des engagements sur base de la charte ANTICOR.

Partage des responsabilités au sein de la majorité : davantage de délégués aux compétences particulières et moins d’adjoints.

Respect de l’opposition et du débat au sein même de la majorité.

Droit de votes des étrangers aux municipales

Mettre en place un rendu-compte des élus en cours de mandat et pouvoir rediscuter du mandat avec les citoyens.

Favoriser la réalisation de projets culturels par les citoyens. Placer les élus et techniciens en position "d'animateurs" et "relais" de projets et d'initiatives des habitants.

Une réponse

  1. L’élu doit se penser comme au service de ses concitoyens, cesser d’être inaccessible, répondre aux demandes et interpellations. Il faut en finir avec les six années durant lesquelles l’élu n’a pas de comptes à rendre ni expliquer son action. Pour certains projets importants, pourquoi ne pas faire appel à une participation citoyenne pouvant travailler en commission thématique, disposant de toute l’information nécessaire, éventuellement de l’accompagnement de spécialistes et qui rendrait rapport devant le CM ( séance suspendue ) qui pourrait intégrer cet apport à ses propres travaux sur le même dossier.

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