Cet atelier s’interrogeait sur la question du logement, des constructions et de la rénovation dans la ville d’Amiens.
Une dizaine de personnes ont échangé sur ces thèmes afin de dresser un constat, d’après eux, de ce qui va et ne va pas. Ce travail essentiel permet de définir le cadre de la discussion et doit permettre l’esquisse de propositions que pourrait mener une nouvelle majorité municipale.

⚠ Comme pour l’ensemble des rendus de cette journée du 23 juin 2019, il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un programme municipal, encore moins celui de Picardie debout !
L’objectif de ce rendu public est surtout de susciter le débat.
Vous êtes largement invités, dans la section commentaires ci-dessous, à intervenir, amender ou exprimer accords et désaccords.

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Constats

– Pour les séniors (manque de maisons de retraite), pour les étudiants (manque de logements publics pour les étudiants au profit de résidences étudiantes privées)
– Paradoxe entre le nombre de logements vacants et dans le même temps de nouvelles constructions
– 6000 logements vides, pas d’application de la loi de réquisition
– Problématique du stationnement car manque de place notamment quand les logements sont divisés (amiénoises découpées)
– Manque de concertation avec les habitants concernant l’urbanisme, l’habitat participatif

– Efficacité énergétique défaillante de nombreux logements et bâtiments
– Certaines personnes accèdent à la propriété en achetant un logement à rénover mais n’ont pas les moyens et les connaissances pour le rénover

– Manque de grands logements du fait que les maisons amiénoises sont divisées en studios avec priorité donnée aux petits logements, plus rentables
– Amiens perd des habitants faute de logements adaptés aux besoins (logements familiaux par exemple), certains quartiers ne sont plus investis par les familles (centre-ville par exemple). Le centre-ville vieillit, les écoles sont en difficulté car pas d’enfants

– Manque de logements d’urgence
– Faiblesse d’une politique d’accueil et d’hébergement des étrangers
– Opacité du plan « logement d’abord » signé par Amiens fin 2018 et globalement manque de transparence sur les mesures d’hébergement d’urgence
– Problème des expulsions et fermeture de lits à la fin de la trêve hivernale

– « Insalubrité » de nombreux logements sociaux
– Mauvaise image du logement social
– Difficultés d’accès aux logements sociaux
– Manque de prise en compte des publics fragilisés dans leur logement (perte d’autonomie, vieillissement, troubles psychiques…)

– Etalement urbain, peu d’espaces verts, urbanisation sauvage car la priorité est donnée aux promoteurs (encouragés par les lois relatives à la défiscalisation).
– Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) est à revoir car aujourd’hui on préfère construire sur des terres arables en bordure de ville car ça coûte moins cher que dans certaines dents creuses et friches urbaines (nécessité de dépollution des sols…).
– Absence d’établissement public foncier local.
– Manque de politique de mixité tant en termes de typologie de logements que de typologie d’habitants.
– Manque de politique de préservation du patrimoine immobilier de la ville.

– Le logement est considéré comme un marché comme un autre (spéculation, défiscalisation) alors que ça doit être un droit
– Prix des loyers trop élevés, et logements souvent mal isolés, donc le logement et les charges représentent souvent un coût trop élevé pour les foyers

Suggestions

Limiter, par arrêté municipal, le nombre de studio par amiénoise. Autorisation nécessaire avant d’engager des travaux.

Recensement et rénovation de friches en logement pour publics prioritaires (résidences étudiantes, en lien avec le CROUS, hébergement d’urgence, etc.)

Limiter l’étalement urbain et investir la ville (habiter le fleuve, Zac de Montières...)

Création d’un laboratoire urbain afin de déclencher et d’accompagner des projets citoyens au sein des biens municipaux.

Création d’un établissement public foncier local. Cet établissement sera une arme foncière et politique de la politique de logement et d’aménagement.

Remettre des travailleurs sociaux dans les rues.

Mise en place d’un encadrement des loyers

Nécessité d’une coïncidence entre la zone d’hébergement et la zone d’emploi.

Compter une place de stationnement par logement.

Favoriser la mixité typologique (type de logements) et programmatique (mixité sociale, intergénérationnelle…) dans les programmes de construction.

Favoriser l’habitat participatif avec, notamment, la création d’un service public à l’accompagnement de projets, appui sur la coopérative Toit Aussi.

Mise en place d’une taxe sur les logements vacants.

Pousser à la création d’équipements collectifs dans les résidences (laverie, salle commune, etc.)

Avoir le courage politique d’user du droit de préemption.

Limitation des mandats relatifs au logement et à l’urbanisme : la présidence de l’OPAC ne doit pas nécessairement être exercée par l’adjoint au logement, idem pour Amiens aménagement et Amiens développement.

Création d’un numéro vert, permettant de centraliser les informations et traitement de dossiers autour du logement.

Mise en contexte

En amont de chaque atelier, Picardie debout ! a produit des notes de mise en contexte à destination de tous les participants. Ces notes permettent de cadrer le débat, d’expliquer certains acronymes et de contextualiser par des faits et un historique des politiques menées.
Vous pouvez consulter cette note de mise en contexte ici.

6 réponses

  1. Il y a une certaine urgence à limiter au maximum l’étalement sur les terres arables de la périphérie de la ville ou dans les communes de la métropole,
    à la fois pour préserver les terres agricoles situées dans la proxilité et éviter un bétonnage qui contribue à l’assèchement du sol.
    Amiens recèle des friches industrielles, en particulier sur la rive gauche de la Somme qui pourraient devenir des quartiers de logements sociaux ou mixte
    retenant l’option de la végétalisation .

  2. Désolé d’apparaître comme critique, mais il reste beaucoup à faire sur cette question du logement.
    La “note de contexte” elle même présente beaucoup d’inexactitudes:
    – Les autorisations de programmes et financement du logement restent une compétence de l’Etat, qu’il s’agisse du logement social ou du “Pinel’ et ses cadeaux fiscaux. Les collectivités locales, commune comprise n’interviennent qu’à la marge.
    – Le caractère “communautaire” de l’OPAC comme du PLU (devenu PLUI pour Intercommunal) n’est pas pris en compte.
    – La SEM est doublée d’une SPL et n’est pas un partenariat public privé.
    – Seuls Amiens nord , Etouvie (programme national) et pierre Rollin (régional) feront l’objet d’actions de l’ANRU.
    – La SEMOP du réseau de chaleur (qui n’a rien à faire la) est par contre une très grosse privatisation d’un bien public!
    – Les chiffres sur le taux de LLS sont erronés, Valèrie Wadliow était l’adjointe à l’urbanisme de Demailly…etc…

    Quand aux propositions:
    – L’encadrement des loyers comme la taxe sur les vacants ne peuvent pas être mis en place à Amiens, la loi les réserve aux zones tendues…
    – Un “EPF local” est un non sens, un peu comme une mutuelle qui n’aurait qu’un adhérent. De toute manière Ville et agglo peuvent constituer des réserves foncières sans inventer un outil shadock. Et si on estime que l’EPF régional (qui a été très dynamique quand il était Nord-Pas de Calais) ne joue pas son rôle , il faut secouer Xavier Bertrand.
    – L’évocation du droit de préemption n’est pas claire, peut être y a t il confusion avec la DUP.
    – Le “numéro vert ” est un gadget inadapté, il faut du personnel formé et un accueil physique .

    Par ailleurs, la situation des occupants du parc privé locatif aux revenus modestes doit devenir une priorité. Il est urgent de corriger la programmation des grandes opérations (ZAC Claudel ou Gare la Vallée) très largement financées par les amiènois. La lutte efficace contre l’étalement urbain nécessite de promouvoir une offre qui corresponde aux attentes des ménages en prix et en morphologie…

    Il y aurait encore pas mal à dire.mais nous avons encore le temps…

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Bâtir et se loger dans notre ville

Contexte, historique, sigles… Picardie debout ! a réalisé une note de mise en contexte pour chaque thématique.

Avant d’émettre des suggestions, les participants ont porté un regard sur la situation actuelle.

Regardez, notez et commentez les suggestions émises par les participants.